[Europe – Culture] Prüm (Allemagne) et Herstal (Belgique) ouvrent la Route Via Charlemagne

Ici , c’est la Bourgmestre de Prüm dans l’Eifel, ville de jumelle de Monthermé en France, Madame Weinandy, qui signe la déclaration en présence de Monsieur Franz Bittner du Groupement Européen Ardennes Eifel.

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Herstal (vidéo) : http://www.rtc.be/reportages/262-general/1457070-herstal-2014-une-annee-dediee-a-charlemagne

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[Europe – Culture] OUVERTURE de la Route VIA CHARLEMAGNE

charlemagneCommuniqué
OUVERTURE VIA  CHARLEMAGNE
Du 15 au 17 septembre 2013 pour les fêtes de Roland Comte des Marches de Bretagne et Renaud Comte de Montauban, Duc de Dortmund , Chevalier  d’Ardenne , preux de Charlemagne , (quelquefois en opposition aussi avec lui), a été ouverte la VIA CHARLEMAGNE
par les représentants de plus de cent villes françaises , belges et allemandes situées dans l’ancienne Austrasie .
Chacune avait préparé à sa manière un événement pour laisser une trace spécifique de cette manifestation;
Trois reportages de télévision françaises et belges , et de nombreux articles de journaux ont été faits à cette occasion.
Sur une proposition du Mouvement Européen France-Marne avec le soutien du Mouvement Européen International, du Mouvement Européen Allemand, du Mouvement Européen du Luxembourg , du Groupement Européen Ardennes Eifel, de l’Association Route Européenne des Légendes, de Kréascientia,le Comité de jumelage Reims -Aachen nous avons donc franchi une nouvelle étape vers la reconnaissance de cette Route comme Itinéraire Culturel Européen par le Conseil de l’Europe
La prochaine étape se déroulera du 4 au 10 Novembre pour associer la partie sud repésentant l’ancienne Neustrie, l’Orléanais, la Touraine,,la Saintonge,l’Aquitaine  , la Gascogne , l’Andorre, et la Catalogne , ainsi que les villes du nord aui n’ont pu participer.
Ainsi pourrons nous être présents avec tous les projets que nos partenaires ont ou voudront développer pour faire apparaître le jubilé de Charlemagne de 2014 comme un grand événement rassemblant les Européens autour de leur Culture Commune et de leur Histoire Partagée.
Merci aux dizaines de personnes qui se sont associées tout au long de la Route et à celles qui ont participé à l’organisation.
Nous comptons sur votre soutien et votre participation active pour faire de cet événement un espoir pour l’Europe.
Bien cordialement
Noel Orsat
Pilote du projet Via Charlemagne
Vice-Président Délégué Mouvement Européen Marne

[Europe – Itinéraire culturel] Ouverture de la Route Via Charlemagne

Déclaration du 15,16,17 septembre 2013

Via Charlemagne

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           Nous souhaitons nous engager à faire en sorte que l’héritage de ce visionnaire du Moyen Age soit conservé et valorisé dans notre propre ville. En collaboration avec d’autres villes européennes, nous voulons mettre cela en valeur et donner du sens à l’œuvre importante de Charlemagne. C’est pourquoi nous favoriserons, nous soutiendrons des projets concernant Charlemagne et nous contribuerons ainsi à une large médiatisation. Celle-ci permettra aux citoyens d’aujourd’hui, aux élèves , aux étudiants de comprendre comment notre Europe a pu se bâtir grâce à ce premier travail de ce Père Fondateur. A l’occasion du 1200ème anniversaire de 814, nous participerons à l’itinéraire culturel, éducatif et touristique « Via Charlemagne » et nous nous réjouissons de partager cela avec des partenaires européens et d’accueillir ainsi sur une des principales Routes Européennes tous ces européens, mais aussi tous ces citoyens du monde entier qui voudront découvrir cette épopée.

Bienvenue chez nous.

Les Maires et Bourgmestres de la Route.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Du 15 au 17 septembre, plus de 10 maires et bourgmestres

ouvrent la Via Charlemagne (tracé nord)

Les maires et bourgmestres de villes européennes, situées sur une diagonale Barcelone-Hambourg, s’associent pour ouvrir la Via Charlemagne. Les dates du 15 septembre (Fête de Roland) et 17 septembre (fête de Renaud) ont été choisies pour cette première ouverture symbolique, car ces deux preux ont porté la notoriété de Charlemagne au-delà des limites de son Empire.

Porté par le Mouvement européen France Marne, avec le soutien de (liste des soutiens), le projet de «Via Charlemagne » vise à retrouver les racines de notre culture commune en marchant sur les pas de celui qui est considéré comme le « Père de l’Europe ». La Route retracera les itinéraires historiques et les pérégrinations de ce personnage symbole de l’Europe. Elle contribuera au développement d’un tourisme culturel et pédagogique au sein des régions et pays traversés et favorisera une communication interculturelle entre eux. Des guides conteurs multilingues nous emmèneront sur cette Via pour faire revivre son aventure .

Prévu pour une ouverture effective en 2014, cet itinéraire est destiné à obtenir le label d’Itinéraire culturel européen délivré par le Conseil de l’Europe. « A l’occasion du 1 200e anniversaire de 814, nous participerons à l’itinéraire culturel, éducatif et touristique Via Charlemagne et nous nous réjouissons d’accueillir ainsi sur une des principales routes européennes ces citoyens du monde entier qui voudront découvrir cette épopée », vont proclamer en septembre les maires et bourgmestres qui se sont associés à cette initiative.

 Agenda du Deroulement Ouverture Via Charlemagne v11
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Contact : Noël Orsat, (coordinateur)
au 0033 (0) 3 24 30 51 50
Au 0033 (0) 6 76 49 18 84
Bertrand Schoentgen (relations avec le MEF)
au 0033 (0) 3 26 70 97 03
Vincent Rigaud (photographe)
Au 0033 (0) 6 70 63 74 02
François Vanhille (webmaster)
Au 0033 (0) 6 78 90 07 99
Dimitri Oudin (relations presse)
Au 0033 (0) 7 70 39 00 58

[Europa – Kulturelle Route] Opening Via Route Charlemagne

Deklaration vom 15,16,17 September 2013

Via Charlemagne

Das Erbe von Karl der Große ist für die zukünftige Entwicklung Europas sehr bedeutsam. Wir wollen uns dafür engagieren, dass das Erbe dieses Visionärs des Mittelalters in unserer eigenen Stadt gepflegt wird. In Zusammenarbeit mit anderen europäischen Städten werden wir uns für die Wertschätzung der Bedeutung von Karl dem Großen einsetzen. Dazu werden wir Projekte zu Karl dem Großen unterstützen und so zu einer breiten Beachtung beitragen. Unser Ziel ist es, dass Bürgerinnen und Bürger verstehen, wie Europa aufgebaut wurde und welche zukünftigen Perspektiven wir aus unserem gemeinsamen Erbe entwickeln können.

Anlässlich des 1.200 Jubiläums im Jahr 2014 beteiligen wir uns an dem Aufbau einer Europäischen Kulturstraße „Via Charlemagne“ und freuen uns auf den Austausch im Bereich Kultur, Pädagogik und Tourismus mit europäischen und internationalen Partnern. Wir sind uns bewusst über die Bedeutung des kulturellen Erbes und den Möglichkeiten der Zusammenarbeit in einer der wichtigsten Kulturstraßen Europas.

Herzlich willkommen in unserer Stadt.

Bürgermeister der Stadt Prüm

Bürgermeister der Stadt Reims Bürgermeister der Stadt Charleville

Bürgermeister der Stadt Liège Bürgermeister der Stadt Luxembourg

Bürgermeister der Stadt Paris

Via Charlemagne ist ein Konsortium unter Projektleitung von Mouvement Europèen Marne /F.

Unter der Schirmherrschaft von

Präsident des Europäischen Parlaments

Mr Alain Decaux de l’Académie française

Mr le Président de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe

de la représentation de la Commission Européenne en France

de Mme Catherine Lalumière (ancienne Secrétaire Générale du Conseil de l’Europe)

Mr Jacques Santer ancien Président de la Commission Européenne

Mit Unterstützung der europäischen Bewegung in Frankreich, Deutschland, Luxemburg und International

[Collectivité territoriale – Livre] Le petit quizz de la grande guerre

Le petit quizz de la grande guerre.

Petite Histoire de la Dorsale européenne 1/2

C’est un endroit d’importance capitale en Europe : il en est le cœur économique, le centre politique, foyer historique et culturel, qui a vu naître Adenauer, Bech, Beyen, Spaak, et Schuman. Les géographes lui donnent actuellement le nom de « dorsale » ou de « mégalopole européenne ». Cet article propose de revisiter son Histoire pour le moins mouvementée, aux contours variables suivant les époques, sans cesse au milieu de toutes les préoccupations politiques, diplomatiques et militaires, afin de comprendre sa position en tant que clé de voute de notre continent.

La première mise en valeur de l’ensemble géographique qui forme aujourd’hui, en partie, la dorsale, est relevée par les historiens romain comme frontière entre les peuples germaniques à l’est, celtes à l’ouest, et latins au sud. Sur le plan de la géographie physique, on y trouve une chaine de montagne, les Alpes, un climat naturel propice à l’agriculture, et une grande abondance de cours d’eau, les principaux étant la Meuse, le Rhin, le Rhône, et le Pô, fleuves avec de très nombreux affluents. Ces deux derniers facteurs sont la cause d’importantes densités de population. Nous avons à faire à une frontière artificielle, aisément franchissable, excepté pour les Alpes, qui, par ailleurs n’ont guère gêné l’installation des Celtes et de leur civilisation, dans le nord de l’Italie. Pourtant, sa délimitation en tant que telle a scellé sa destinée.

Des limes romaines à l’empire carolingien

La région du Rhin sépare les mondes romains et germains, avec la vallée du Danube. Lors de la crise du III° siècle après J.C, ces deux zones deviennent indispensables au salut de l’empire romain d’occident. En effet, la multiplication des raids et des invasions sur tout le territoire limite considérablement l’influence de Rome sur le reste de l’empire, au profit des provinces frontalières. Elles sont les seules à accueillir des légions, composées en grande partie par des autochtones. Qui plus est, l’empire est étendu, les voyages sont longs, et l’Auguste ne dispose pas du don d’ubiquité. Cela amène ces provinces à s’organiser pour assurer leur propre défense, au point que, parfois, l’invasion a déjà été repoussée à l’arrivée de l’empereur. Du coup, il arrive que des portions du territoire impérial fassent sécession, à l’instar de l’empire des Gaules ou du royaume de Palmyre ou que certaines provinces envoient leurs officiers victorieux monter sur le trône impérial à Rome, notamment dans les provinces illyriennes de Pannonie et de Mésie, dans les Balkans actuels. Pour des raisons fiscales, dans le système tétrarchique qu’il a crée, l’empereur Dioclétien réduit même l’Italie au rang de province dont la capitale n’est plus Rome mais Milan (la tétrarchie était une forme de gouvernement dans laquelle le titre d’empereur échoit à quatre personnes dans le but de repousser les grandes invasions).

La trêve qui suit la crise du III° siècle et les évolutions internes de la société romaine, liées au triomphe du christianisme déplace le centre de gravité, politique, économique, et religieux au centre de l’Empire après la mort de l’empereur Théodose en 395, entre l’ouest et l’est de l’empire. L’empire d’orient sort renforcé de la deuxième vague d’invasions barbares, alors que l’empire d’occident s’effondre en 476.

La partie continentale de l’actuelle « mégalopole » redevient le lieu des événements politiques majeurs aux VIII° et IX° siècles, avec l’expansion des Francs, puis la fondation de l’empire carolingien, dont la capitale, Aix-la Chapelle, est située au cœur de cette zone et de l’empire. Les plaines de part et d’autre du Rhin ne sont plus seulement une frontière, mais le point de départ d’une expansion géographique qui s’étend contre les Saxons, vers l’est, contre les Maures d’Ibérie, vers l’ouest, contre les Frisons, au nord, et, au sud, face aux Lombards et aux Byzantins. La frontière culturelle et mentale entre Latins et Germains est devenue, non plus une zone de tensions, mais d’unification. Cette unification est renforcée par une autre frontière, d’ordre religieux, point de rencontre entre les civilisations chrétienne et islamique. Sa rivale occident/orient subit le sort contraire : autrefois le moteur d’unité de l’Empire romain quand la cité de Romulus commençait son déclin, cette ligne de front n’a conservé que son caractère de lieu de séparation, tendance que même le christianisme et la menace musulmane ne parvinrent à inverser. Les problèmes intérieurs et extérieurs de l’empire d’orient l’incitent à se détourner progressivement de ses relations avec l’ouest (ces éléments expliquent pourquoi, lors des croisades, trois siècles plus tard, ce sont deux religions et trois mondes qui se rencontrent).

Morcellement de la Francie Médiane et de l’empire

A la mort du fils de Charlemagne, lors de la division territoriale qui en résulte, le cœur politique de l’empire devient le royaume de Francie Médiane, et se compose des royaumes de Lotharingie, de Provence, et d’Italie, réunis sous la couronne de Lothaire qui hérite de son père et prédécesseur le titre d’empereur d’occident. Ce souverain gouverne une terre riche, peuplée, abondante, et dont les multiples cours d’eau favorisent l’agriculture, le commerce et les échanges. Le défaut de cet atout est qu’il se situe au milieu des territoires et des ambitions envieuses des autres royaumes issus du partage de l’empire, les Francies occidentale et orientale. Leurs rois, Charles le Chauve et Louis le Germanique, frères de Lothaire refusent la tutelle impériale de ce dernier, et le défont en 841, à la bataille de Fontenoy-en Puisaye, dans l’actuel département de l’Yonne. En 843, les frères ennemis signent le traité de Verdun qui délimite leurs terres respectives. Lothaire rend l’âme en 855, et, conformément à la coutume franque, il partage ses terres en trois royaumes qu’il donne à ses fils par le traité de Prüm. En 870, le traité de Meersen découpe le royaume de Lotharingie entre les Francs occidentaux et orientaux.

Il est rétabli en tant que royaume en 890, au traité de Ribemont, puis, devient un duché en 903, avant d’être conquis, d’abord par le roi des francs occidentaux Charles le Simple en 911, puis par le roi de Germanie Henri l’Oiseleur en 923. En 953, le duché de Lotharingie est divisé en deux par Brunon, archevêque de Cologne. La division est définitive en 965, au décès de Brunon, et la Lotharingie disparaît. Quant au royaume d’Italie, il est pris par Charles le Chauve car son roi, Louis le Jeune, fils de Lothaire, s’éteint en 875 sans postérité. Le royaume de Provence se divise aussi entre Francs et Germains à la mort de son roi Charles, également fils de Lothaire et passé de vie à trépas sans descendance. Le morcellement de ce qui est le pilier de l’Empire intervient lors d’un grand affaiblissement de ce dernier, en proie aux raids normands, sarrasins et hongrois.

C’est Othon le grand, fils et successeur d’Henri l’Oiseleur, qui reprend la tête de cette colonne vertébrale et reconquiert, en 962, le titre d’empereur des Romains. Il destitue le roi Bérenger d’Italie, et monte sur son trône en 951. A cause de sa défaite à Soissons, en 978, face aux armées franques d’Hugues Capet, Othon II du Saint-Empire, fils et successeur d’Othon le Grand, ne reconquiert pas le territoire des Francs, à l’ouest. L’ancienne Francie Médiane redevient une barrière et les empereurs suivants poursuivent leurs politiques d’expansion vers l’est, en Pologne et en Hongrie, et vers le sud, à Venise, et dans le sud de l’Italie face à Byzance, aux Sarrasins, et plus tard aux Normands de Robert Guiscard.

Source : http://www.taurillon.org/5945

Suite de l’article 2/2 : http://www.taurillon.org/Petite-Histoire-de-la-Dorsale-europeenne-2-2,05947