[Europe – Culture] Avril – Bayard, cheval de légende : exposition itinérante

Les pas gigantesques du cheval Bayard éclipsent parfois ses quatre cavaliers, les fils Aymon. Rien d’étonnant puisqu’il descend, dit-on, d’un dragon dont il aurait hérité sa couleur brun-rouge. « Animal du printemps et des forces vives », capable de bondir sur trente kilomètres, de créer monts, ravins et vaux à la force de ses sabots, d’allonger son dos pour porter les quatre fils et de ranimer quiconque boit son sang en pleine forêt, Bayard est, sans doute aucun, le plus grand des chevaux du légendaire français. Ce géant a pourtant failli mourir quand Renaud de Montauban, à qui il a tant donné, l’a livré à Charlemagne pour sceller la paix. L’empereur ordonne de jeter l’animal-fée dans le Rhin ou la Meuse, l’encolure lestée d’une lourde meule, mais Bayard parvient à briser l’objet d’un coup de sabot. Survivant et vaincu, il s’enfuit vers la forêt d’Ardenne pour ne plus la quitter. Chaque solstice d’été le tire de sa léthargie séculaire, son puissant hennissement retentit alors de la Sambre à la Famenne, de Charleville à Liège ou Dinant. En vingt tableaux, vingt aspects de la légende, des plus fameux aux mieux cachés, cette exposition vous invite à suivre les traces du cheval Bayard.

Une bibliographie de 43 livres forme la source principale de cette exposition, complétée par des collectages auprès de sachants et d’érudits, en Picardie et ailleurs…

Illustrations et mise en page : Hervé Gourdet
Textes et recherches : Amélie Tsaag Valren
Créé à l’initiative du Centre des légendes et d’elficologie en Ardenne, avec le soutien de la Fédération Française Médiévale.
Location : www.centredeslegendes.fr ou clea08@sfr.fr

Bayard, cheval de légende : exposition itinérante.

[Europe – Culture] Qui veut entrer dans la légende ? – L’Union

 

12

ARDENNES. Un séminaire européen va se dérouler ce printemps pour préparer un futur diplôme européen de conteur-animateur guide sur les routes des légendes européennes.

FAIRE vivre sur le terrain à des groupes de touristes, jeunes et adultes, le patrimoine légendaire de notre région, les accompagner sur les lieux et leur raconter ce qui se colporte depuis des siècles… telle a été l’idée de base qui a motivé la création en 2009 par Noël Orsat de l’association de la Route européenne des légendes.
Ce formateur spécialisé dans le tourisme culturel partait du principe que les Ardennes sont au cœur géographique de la légende des Quatre Fils Aymon, mais que notre département est aussi en plein sur le tracé d’une « route » imaginaire allant de Paris à Cologne où le futur saint Renaud est censé avoir poussé son dernier soupir pendant la construction de la cathédrale de cette grande ville allemande.

Ils ne connaissent pas leur département

D’où l’opportunité de commencer à préparer des programmes de séjours touristiques courts avec des thématiques adaptées et des activités variant selon les tranches d’âge.
Mais pour cela, il fallait des accompagnateurs, connaissant suffisamment cette légende quasi-fondatrice de l’Europe d’aujourd’hui, et capables de la conter, de la faire vivre. Pour ce faire, l’association -qui est aujourd’hui présidée par l’Ardennais Philippe Boudart- a organisé avec un financement régional des sessions en février-mars 2011 (suivies de stages pratiques d’été) avec sept jeunes stagiaires français, tous ardennais et pré-recrutés par les Missions locales du département et la Ligue de l’Enseignement. Certains étaient déjà titulaires d’un BTS tourisme. Cependant, « cette formation-test nous a permis de constater que les jeunes ne connaissaient pas leur département ! »
Le programme de la formation a donc été modifié en conséquence. Et plusieurs offices du tourisme ardennais ont même embauché « à la pige » plusieurs stagiaires, les estimant déjà suffisamment efficaces.
La phase suivante du projet de formation de guides de la Route européenne des légendes (qui concerne la France, la Belgique, le Luxembourg et l’Allemagne) sera en toute logique que des jeunes Français soient capables de maîtriser suffisamment l’allemand pour conter la légende des Quatre Fils Aymon… en allemand ! Et inversement : que des jeunes Allemands possèdent suffisamment le français, etc. Idem avec le flamand pour accompagner des touristes néerlandophones. Noël Orsat se doute que ce ne sera pas la partie la plus facile du recrutement et de la formation mais il est confiant et pense que ce sera possible.

Patrick FLASCHGO

Qui veut entrer dans la légende ? | L’Union.