[Culture – Ardenne] « La Route des légendes »

Depuis le Moyen Âge, l’histoire des quatre fils d’Aymon se transmet aux générations futures, mais aussi le long des routes commerciales. Ainsi les aventures de ces quatre frères ardennais ont investi les folklores français, belges et néerlandais. À travers son association Les quatre fils Aymon, Noël Orsat travaille actuellement à la construction de deux routes touristiques dans les Ardennes : la Route européenne des légendes et La route Charlemagne. Cette dernière se base sur les pérégrinations du célèbre monarque. « Sa légende trace le portrait d’un héros typiquement européen » affirme Noël Orsat. « Le roi et son neveu Renaud de la légende des quatre fils d’Aymon alimentent encore aujourd’hui les contes et légendes de la Belgique à l’Italie ». L’idée de créer une route des légendes germe dans l’esprit du membre de la commission culturelle du Conseil de l’Europe originaire de Tourteron. L’institution apporte son soutien à l’initiative. Pour l’exposer, Noël Orsat a organisé vendredi après-midi au château fort une assemblée générale à laquelle il a convié les acteurs économiques ardennais. Objectif : détailler la construction de La route de Charlemagne. Un circuit compris dans le projet La route des légendes pour lequel il s’investit depuis maintenant dix ans en compagnie de personnalités du milieu culturel ardennais. Ce volet consiste en une découverte des sites départementaux qui ont participé à la destinée du célèbre roi.

Un projet de développement

Une aventure humaine forte où chaque détail de ces deux chantiers d’envergure provient de longues études minutieuses réalisées sur le terrain. L’association se destine à créer des parcours pédestres et équestres où des guides racontent les légendes et les illustrent avec les sites visités. Baptisé Il faut sauver le cheval Bayard (du nom du célèbre cheval magique de la légende), le parcours propose de traverser les lieux à dos de cheval de trait Ardennais. « Cette opération doit sensibiliser les gens à la sauvegarde de ce cheval et leur faire mesurer son importance » explique- t-il. Une action qui a visé aussi à renforcer l’exploitation des ressources touristiques : « L’ensemble des acteurs du tourisme dans le département a pu réaliser le potentiel de développement à l’avenir et les retombées engendrées par le concept ». Un amour pour l’histoire et la culture ardennaise qu’il a souhaité faire partager à chacun des acteurs économiques. Pour en préciser les tenants et aboutissants, une projection d’un film de présentation de huit minutes a été organisée au cours de la séance.

Publié le jeudi 30 juillet 2009 – dans les pas de Charlemagne

Le Conseil de l’Europe apporte son soutien à ce projet de routes touristiques.

Source : SEDAN / Projet « La Route des légendes » Dans les pas de Charlemagne | L’Union.

 

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Places and cities steps

  • Paris: start at the foot of Notre-Dame, where the statue of Charlemagne on horseback surrounded by his vassals, Roland and Olivier.
  •      Then along the Marne through Epernay to Chateau-Thierry: the Marne was named to the Carolingian exile imposed on the last of the Merovingians, Epernay is the city where the Gospel was Ebbo, lead authors the Carolingian Renaissance.
  •      Of the Montagne de Reims via the Abbey of Hautvillers where the document was before the French Revolution.
  •      Reims: talisman of Charlemagne at the Palais du Tau (Archbishop’s Palace).
  •      Direction Luxembourg to reach the city of Attigny in the Ardennes: villa important of Charlemagne and the Carolingian since it held many councils and the baptism of Widukind, putting the peace with the Saxons after 33 years of war. The city also has a site called Dome Charlemagne.
  •      Crossing the forest of Elan Douzy up near Sedan: Another Villa Charlemagne.
  •       From here the road descends the Meuse by Charleville: first fortifications rebuilt by Charlemagne, and through the ruin of medieval castle Montcornet he climbed, and down to Cork with the periphery of Herstal, and Landen which come from his great grandfather and his back – back – grandfather.
  •      The village of Fépin: shows the presence of his father with the fountain of Pepin.
  •      Finally arriving in Aix through Maastricht.

parcours aller:

France :
Paris
Meaux
Coulommiers
Château-Thierry (Aisne)
Marne :
Dormans
Epernay
Reims
Ardennes :
Attigny
Sedan
Charleville-Mézières
Bogny
Revin
Fépin
Vireux
Givet
Belgique :
Dinant
Namur
Liège
Eupen
Monschau (Montjoie)
Maastricht
Aachen (Aix-la-chapelle)
Cologne
Paderbom
Verden

parcours retour :

Cologne
Bonn
Koblentz
Cochem
Pxxxxx
Luxembourg
Thionville
Metz
Vitry-le-François
Ponthion
Chalons en Champagne
Verzenay
Reims
Corbeny
Laon
Noyon
Compiègne
Saint-Denis
Paris

 


The project objectives

  •      Promote cultural and educational tourism in the Region Champagne-Ardenne, Lorraine, Picardy, Wallonia, Rhineland and Luxembourg;

 

  •      Someone you know or recognize the history of Charlemagne through places, monuments, stories and documents;

 

  •      Develop and propose a new formation of « Guides European leaders’ non-existent to date and make it a feature of the area to attract young people from all over Europe;

 

  •      Promote cross-cultural communication between the various countries visited by Charlemagne in his conquests;

 

  •      Obtain recognition by the Council of Europe of the European Cultural Route.

 

[Culture – Opera] En rêvant, Charlemagne réunit l’Europe à Montreux

SPECTACLE MUSICAL | Le 10 avril 2010, une création mondiale a été présentée à l’Auditorium Stravinski. Une histoire qui se passe il y a plus de 1000 ans, mais qui sonne comme étrangement contemporaine.

© PATRICK MARTIN | Le metteur en scène Guillaume Bouchède (à g.) parle le français et l’espagnol. Alexander Donesch, est Autrichien et Italien d’origine… Pour se comprendre, ils tentent l’anglais. Et les gestes!

«A peine sacré, il nous échangeait la monnaie. Il n’en veut qu’une, quelle drôle d’idée…» A l’heure où l’euro ne cesse de faire parler de lui, cette parole paraît très actuelle. Et pourtant! Elle se réfère à une situation des plus anciennes. Au IXe siècle, l’empereur Charlemagne rêve d’une Europe unie. Pour concrétiser son vœu, celui qui est encore appelé aujourd’hui le père de l’Europe tente même d’introduire une monnaie unique.

De cette page historique, Eric Dalla Zanna et Jakob Vinje ont écrit et composé Un rêve pour Charlemagne. Un spectacle musical au sein duquel évolueront 20 solistes chanteurs-comédiens, le Chœur Calliope de Lausanne et un orchestre de 25 musiciens. Et, comme pour imprimer cet esprit européen, la distribution colle à la pièce: les solistes sont Suisses, Français, Allemands et Autrichiens.

Une centaine de costumes fabriqués pour l’occasion
Les répétitions de cette création mondiale, produite par le TMR (Théâtre Montreux Riviera), ont commencé lundi. Et vont s’enchaîner quotidiennement jusqu’au 10 avril. L’échéance toute proche, les heures promettent d’être longues. Pourtant, en ce premier jour de travail, l’ambiance est bon enfant. Dans la salle de musique du collège de Montreux, certains sont regroupés autour du piano et répètent Belles demoiselles.

Les regards semblent déjà complices, les âmes d’acteurs se découvrent rapidement. En attendant leur tour, d’autres se servent d’eau chaude sur la table qui leur offre tisanes, thés, eau minérale, fruits, biscuits et friandises. On fait des photos. Plus loin, on discute. Le répit est de courte durée. «On fait l’inflation», lance Jakob Vinje derrière son piano.

Tous les jeunes professionnels s’assoient et entonnent la mélodie. Après l’Hymne à la joie – hymne européen –, inclus dans l’une des compositions, le directeur musical impose un moment de réflexion. «De quoi parlent les paroles?» Silence. «Elles racontent le credo humaniste: liberté, égalité, fraternité. Donc il faut le chanter avec le cœur et beaucoup de voix.» Il passe à un autre morceau. Certains s’éclipsent, d’autres rejoignent la troupe. Mais où vont-ils?

Dans l’atelier de confection du TMR, où règne un joyeux boxon, style auberge espagnole. Anglais, français, allemand et parfois italien. Toutes les langues s’entremêlent. «C’est erasmus au théâtre», rigole le metteur en scène Guillaume Bouchède. Un couvre-chef de vizir cloué sur le crâne, il valide les costumes préparés ou retouchés par Corinne Baeriswyl et son équipe. Au total, ce sont 150 tenues – dont 100 fabriquées pour l’occasion – que les acteurs devront mettre et enlever entre les différents tableaux.

Pour coller au plus près de l’esprit d’union européenne, cette fresque musicale composée en français a été parsemée de phrases ou couplets en allemand. Un méli-mélo de langues qui ne nuit pas à la compréhension du spectacle. «Merci Charly pour l’addition, merci Charly wir danken dir.»

Source : http://www.24heures.ch/charlemagne

L’Europe serait-elle née en France, à Ponthion (51) ?