Produits cosmétiques: donnez votre avis sur la révision ciblée du règlement de l’UE avant le 21 juin 2022

Culture Education Développement associatif Collectivités terr. ESS

Produits cosmétiques: donnez votre avis sur la révision ciblée du règlement de l’UE avant le 21 juin 2022
La Commission européenne a ouvertune consultation publiqueafin de recueillir des avis sur la manière dont le règlement de l’UE sur les produits cosmétiques doit être amélioré pour mieux protéger la santé humaine et l’environnement contre les substances chimiques nocives.

Les cosmétiques et autres produits de soins personnels peuvent contenir de nombreuses substances chimiques préoccupantes, notamment des perturbateurs endocriniens (PE). La recherche montre qu’une exposition chronique à des doses même très faibles de PE peut contribuer à de nombreux troubles de la santé, notamment l’infertilité et les troubles de la reproduction, le cancer du sein et les troubles du développement cérébral et du système nerveux chez l’enfant.

Les militants de la campagne EDC-Free Europe soulignent que la consultation publique est une occasion importante pour les citoyens d’appeler la Commission européenne à…

Voir l’article original 106 mots de plus

BD Quatre Fils Aymon : les planches, chef d’œuvre de Jacques Laudy

Les planches des « Quatre Fils Aymon », le chef d'œuvre de Jacques Laudy en vente sur Catawiki

Jacques Laudy, vous le connaissez, au moins visuellement. Mais si : dans le duo Blake et Mortimer, le Captain Blake, c’est son portrait, yeux bleus perçants, fine moustache blonde, l’élégance naturelle. Le fils de Jean Laudy, portraitiste officiel de la Cour de Belgique, était un peintre avant tout, un dessinateur formé à l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles. Il faisait partie du quatuor d’artistes qui entouraient Hergé lors de la fondation du Journal Tintin en 1946 : Edgar P. Jacobs, Paul Cuvelier et… Jacques Van Melkebeke, le « clandestin » du journal qui en assurait la rédaction en chef.

On le sait, Hergé qui avait fait une formation de photographe-retoucheur, s’était formé sur le tas, comme tant de dessinateurs de bande dessinée. Jacques Laudy (1907-1993), comme Edgar P. Jacobs, comme Jacques Van Melkebeke, sortait de l’académie des Beaux-Arts. Il avait eu comme professeur le peintre symboliste Constant Montald qui plus tard enseigna à Magritte et à Delvaux.

Mais c’est dans la maison familiale du Tomberg à Woluwe-Saint-Lambert qu’il faisait son véritable écolage sous l’œil attendri de sa mère, peintre et aquarelliste elle aussi et des amis de son père le peintre symboliste Jean Delville, l’expressionniste Anto Carte ou encore le mystique Louis Buisseret.

C’est l’illustrateur Jean Dratz, un autre ami de son père (et grande influence sur Maurice Tillieux), qui l’introduit dans Bravo, l’hebdomadaire pour la jeunesse de Jean Meuwissen créé avant la guerre dans sa version flamande et qui paraît opportunément en français en pleine guerre. Laudy n’ayant plus de ressources à cause de l’occupation, rejoint l’équipe où il retrouve son ami James Thiriar, dont la mère est écossaise, et comme lui grand amateur d’uniformes et d’armures. Dans la foulée, il recommande au rédacteur en chef, un dessinateur-baryton au chômage, un certain Edgar Jacobs…

C’est son autre condisciple, Jacques Van Melkebeke qui le présente à Hergé, lequel, la chose est connue, introduit aussi Edgar Jacobs auprès du chef de file de la Ligne claire. Ensemble, ils fondent le Journal Tintin. Hergé dessine une histoire d’aventures contemporaines : Le Temple du Soleil, Jacobs une uchronie, Le Secret de l’Espadon, tandis qu’il illustre le classique de la SF La Guerre des Mondes de H.G. Wells, le jeune Paul Cuvelier, engagé par Hergé, envoie Corentin Feldoë dans les Indes du XVIIIe siècle, tandis que Jacques Laudy assure l’ancrage national de l’hebdomadaire en animant La Légende des Quatre Fils Aymon.

Cette chanson de geste du XIIIe siècle met en scène quatre preux nommés Aalard, Renaud, Richard et Guichard, fils du comte Aymon de Dordone, de même que le narrateur Renaud de Montauban et surtout l’enchanteur et voleur Maugis, et le cheval-fée Bayard. Un récit plein de fureur où le quarteron de preux affronte l’empereur Charlemagne en personne. Une histoire virile que Laudy illustre avec une mâle autorité lui qui connaît, comme collectionneur, sur le bout des doigts les armes du Moyen-Âge. Laudy s’inscrit dans la plus pure tradition des peintres d’histoire comme le peintre belge archaïsant Hendrik Leys (1815-1869), élève de Delacroix, qui dessinait de cette manière.

Plusieurs remarques sur cet ensemble exceptionnel dont chaque planche est vendue avec un album des Quatre Fils Aymon qui réunit la totalité des planches en fac-simile. Le texte est en flamand car Jacques Laudy, en parfait bilingue (son père était né à Venloo, dans le Limbourg hollandais), lettrait lui-même les textes qu’il rédigeait dans les deux langues et qui étaient ensuite relettrés en français sur des calques. Le calque avec le texte français est joint à la planche originale en flamand.

Les premières planches sont au lavis, de magnifiques teintes toutes en délicatesse, les suivantes au trait. Cela est dû au fait que le système de reprogravure a changé en cours de route : à l’exemple de ses travaux pour le journal Bravo, l’impression des premiers numéros du Journal Tintin était faite en héliogravure, un procédé d’impression en creux qui permet une grande subtilité dans les demi-teintes. On l’utilise par exemple pour les livres d’art pour la photo.

Mais très vite on se rend compte du surcoût : pour faire des albums, imprimés eux en offset, il faut refaire la photogravure. C’est le cas pour les albums de Tintin dont les couleurs sont alors faites deux fois ! C’est le cas aussi pour les premières pages de l’Espadon de Jacobs, dessinés à la mine de plomb et que Jacobs est prié de refaire au trait pour l’album. Dès lors, on demande à Laudy -très agacé par ces changements- de dessiner au trait et d’opérer des indications de grisé au crayon bleu, lesquels grisés sont opérés par des chromistes.

On admirera cependant la qualité de ce chef d’œuvre méconnu, ses scènes de batailles épiques, le soin et l’exactitude des armes et des armures, et plus généralement une évocation du Moyen-âge que l’on a rarement revue aussi puissante depuis.

Tout collectionneur bien né devrait avoir une planche de Laudy à son mur !

Source : https://www.actuabd.com/Les-planches-des-Quatre-Fils-Aymon-le-chef-d-oeuvre-de-Jacques-Laudy-en-vente

[Belgique] Termonde : 80.000 personnes pour assister au cortège du Cheval Bayard

Podcast TER Grand Est : la légende des 4 fils Aymon.

Ce dimanche, c’était le jour du traditionnel cortège du cheval Bayard, un événement folklorique qui n’a lieu que tous les dix ans à Termonde (Flandre orientale). Le point fort de tout l’Ommegang est en effet les cabrioles et la danse du cheval Bayard, porté par les robustes porteurs, monté par les 4 Fils Aymon et l’incessante musique que nous offre l’harmonie. Le Ros Beiaard a été classé au patrimoine mondial de l’UNESCO et sa tradition remonte à 1461.

  • Selon la police 80.000 spectateurs étaient venus admirer le cortège – qui est parti un peu plus tard que prévu – vers 14h50, a ainsi échappé à une grosse averse survenue au dernier moment. Deux mille figurants costumés, des centaines de chevaux et d’autres animaux retraçaient l’histoire de Termonde en dix scènes. Quelque 27 chars, acrobates, échassiers et lanceurs de drapeaux assuraient le spectacle. 
  • Le Cheval Bayard, tel qu’il était présenté lors du défilé folklorique, pèse près de mille kilos et est porté par trois équipes de 12 porteurs de guilde, qui doivent soulever chacun plus de 80 kilos. Ils ont suivi un entraînement spécial dans un centre de fitness avec un coach personnel. Le cheval fait environ 2 mètres de large et 5 mètres de haut.
  • Les quatre enfants qui ont pris place sur le cheval doivent être quatre frères de la même famille (il ne doit pas y avoir de sœur née entre les deux) et doivent habiter à Termonde. Ils doivent tous être âgés de 7 à 21 ans. Cette fois, ce sont les frères Cassiman qui ont l’honneur : Maarten, Wout, Stan et Lander. Ils ont également reçu un entraînement spécial puisqu’ils doivent tenir une position plutôt inconfortable pendant plusieurs heures.
  • Les quatre sont connus comme « de vier Heemskinderen » (les quatre fils d’Aymon).  Aymon était le seigneur de Termonde sous le règne de Charlemagne, à la fin du 8e siècle. Il a eu quatre fils qui sont tous devenus chevaliers. Le plus jeune, Reinout, avait besoin d’un cheval spécial et fort, et il aurait obtenu le cheval le plus fort d’Europe : le Ros Beiaard. 
  • Lorsque les quatre frères étaient à Paris, le fils de Charlemagne, Lodewijk, s’est intéressé au cheval. Un conflit éclate, à la suite duquel les frères doivent s’enfuir, poursuivis par les troupes de Charlemagne. Finalement, une sorte de trêve fut conclue à la condition que le Ros Beiaard soit tué. Le cheval fut finalement noyé dans la rivière, mais seulement après plusieurs tentatives, car il était très fort.
  • Le défilé devait débuter vers 14h50 et a duré environ 2 heures et demie pour culminer sur la Grote Markt. Cet endroit est le seul où vous devez payer ou montrer une réservation ; le reste du parcours était gratuit, mais il fallait venir tôt pour avoir une bonne place.
  • Le Ros Beiaard (Cheval Bayard) ne sort que tous les 10 ans depuis la fin du siècle dernier, ce qui rend l’événement très émouvant pour les habitants de la région. Il rappelle des souvenirs d’il y a 10 ans, une époque différente pour certains, tandis que pour d’autres, c’est peut-être la dernière fois de leur vie qu’ils assistent au défilé.
  • La dernière édition remonte à 2010. La prochaine aurait dû avoir lieu en 2020, mais a été reportée de deux ans à cause de la pandémie. La prochaine édition devrait avoir lieu en 2030.  
  • Pour plus d’infos consultez le site du cortège du Cheval Bayard (en français)

Source avec vidéo : https://www.vrt.be/vrtnws/fr/2022/05/29/termonde-attend-100-000-spectateurs-pour-assister-au-cortege-du/

Voici à quoi ressemble l’ancienne mine d’argent de Charlemagne, l’une des plus vieilles d’Europe

La plus ancienne mine d’argent visitable au monde se trouve en France. C’est même dans les Deux-Sèvres, à Melle, où les rois mérovingiens et surtout carolingiens, dont le célèbre Charlemagne, faisaient extraire l’argent qui allait servir pour leur monnaie. Reportage.La température est fraîche et constante, autour de 13-14 degrés. Le silence des profondeurs entrecoupé de quelques bruitages légers – et fort heureusement artificiels ! – de fracturation de roche. Comme souvent sous la terre, on se sent vite désorienté dans ces galeries, ne sachant plus très bien vers où est la sortie.

Le guide du jour, Jean-Philippe Marnais, veille au grain. Et précise : « C’était bien plus étroit à l’époque, tout a été déblayé. Et le parcours de visite ne représente qu’une infime partie du réseau. Seulement 350 mètres. » Alors que tout autour, il y a 30 kilomètres de galeries pour un gisement d’un peu plus de 100 km2 !Jean-Philippe Marnais, directeur du site qui accueille 15 000 visiteurs chaque année. (Photo : Nicolas Montard)Peu de gens savent situer Melle sur une carte de France. La modeste cité des Deux-Sèvres de 3 600 habitants, qui a servi de fief électoral à Ségolène Royal à partir de la fin des années 80, a pourtant eu un intérêt stratégique il y a quelques centaines d’années. Du début VIIe à la fin du Xe siècle, les souverains mérovingiens puis carolingiens vont en effet exploiter ses souterrains pour en extraire l’argent destiné à leur monnaie.Quatre tonnes d’argent chaque annéeMais ici, l’argent ne se ramassait pas à la petite cuillère. Sous terre, il est emprisonné dans la galène, un minerai composé principalement de plomb, de soufre… et un peu d’argent. Dans un kilo de galène, il y en a seulement 1 à 3 grammes ! « Ça nous paraît peu, mais ça devait être valable à l’époque », assure Jean-Philippe Marnais, directeur des Mines d’argent des Rois Francs. Il fallait y mettre les moyens.La galène, que l’on suit via les karsts, des fractures dans la roche, ne pouvait pas se récolter directement avec un outil de mineur, qui se serait cassé sur la roche, trop dure car composée de silice. L’explosif n’existait pas encore. La technique d’abattage par le feu était donc plébiscitée : un fagot de bois à la verticale chauffait la roche pendant une demi-heure…Pour extraire la galène, les mineurs d’alors allumaient un bûcher à la verticale, permettant de fracturer la roche. (Photo : Nicolas Montard)À 600 degrés, la roche éclatait, la fumée s’évacuant par des puits d’aérages, soit des cheminées, creusés tous les dix à quinze mètres. Le mineur attendait alors qu’elle refroidisse pour prélever quelques centimètres de galène.Nous étions alors encore loin de la pièce d’argent : des étapes de lavage, de fonte dans un four à bas fourneau pour transformer le tout en plomb d’œuvre, avant celle de la coupellation dans des fours à haute température pour séparer plomb et argent, étaient encore nécessaires avant le façonnage et la frappe de la monnaie.

« Nous estimons que quatre tonnes d’argent sortaient en moyenne chaque année de ces mines », ajoute Jean-Philippe Marnais. La monnaie était fabriquée sur place, près de l’actuelle église Saint-Savinien. Melle était l’un des dix centres de fabrication monétaire cités par l’édit de Pîtres en 864. C’était même le principal atelier, car les deniers et les oboles provenant de la cité sont les plus abondants de la période carolingienne.Un denier de Melle. (Photo : Florian Téreygeol)Une désaffection due en partie aux ressources naturellesSi l’exploitation s’est accélérée vers 675 quand on a commencé à manquer d’or, elle s’interrompt vers le Xe siècle pour deux raisons. Les Carolingiens cèdent la place aux Capétiens et la France devient une terre de fiefs, de seigneuries où le pouvoir central est moins important. L’analyse des charbons retrouvés a permis également d’identifier un problème de ressources… en bois, indispensable pour faire tomber la galène et la travailler ensuite. « Du VIIe au IXe siècle, on a beaucoup d’arbres de forêt, comme des hêtres, des châtaigniers, des chênes… À partir de la fin IXe, on voit beaucoup plus de fruitiers, puis encore un peu plus tard du bois de haies et de taillis. On suppose que ça devenait compliqué d’avoir du bois de bonne qualité ». Alors qu’il reste des tonnes de galène et donc d’argent sous terre.L’eau s’infiltre par les puits d’aérages, donnant du charme à un lieu qui ne devait pas être bucolique à l’époque de l’extraction.

(Photo : Nicolas Montard)La mine est tombée dans l’oubli localement, même si on s’interrogeait parfois sur les monticules de pierres calcinées près de l’église. « Mais la qualité de la monnaie est restée en mémoire puisque la frappe au nom de Melle s’est poursuivie jusqu’à la fin du XIIe siècle », indique Florian Téreygeol, directeur de recherches au Centre national de recherches scientifiques (CNRS) qui a réalisé sa thèse sur ces mines carolingiennes. Elle est redécouverte au XIXe siècle par des carriers qui s’interrogent sur les formes ovoïdes dans la roche… typiques de l’abattage par le feu.Florian Téreygeol est aux manettes de la plateforme d’archéologie expérimentale.

Il a fait sa thèse sur les mines de Melle. (Photo : Nicolas Montard)Ouvert au public depuis 1987Ouvert à la visite en 1987, le site accueille bon an mal an 15 000 curieux d’avril à novembre. Durant quelques semaines (cette année, du 13 juin au 2 juillet), ils peuvent en plus découvrir la plateforme d’archéologie expérimentale associée.Sous la houlette de Florian Teyregeol, les chercheurs utilisent les outils et fours pour parfaire leurs connaissances théoriques sur l’usure des coins à l’époque grecque, la fausse monnaie du troisième siècle dans les Ardennes, l’affinage d’argent dans les Pyrénées au quinzième siècle…

Le prolongement scientifique du choix des rois francs de placer Melle au cœur de leur système monétaire.


Source : https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/2022-05-19/voici-a-quoi-ressemble-l-ancienne-mine-d-argent-de-charlemagne-l-une-des-plus-vieilles-d-europe-260be4d1-9570-4446-ab97-9855ce4f3ab4

Rouen et Charlemagne : La Maison des 4 Fils Aymon Munaé

Centre Historique de Rouen

Histoire et dénomination

Façade de la Maison des 4 Fils Aymon donnant sur la rue du Ruissel.

Ce bel immeuble du XVe siècle de la rue Eau-de-Robec est appelé « La Maison des 4 Fils Aymon ». Ce nom lui avait été donné vraisemblablement par un drapier, comme il y en avait beaucoup dans la rue Eau-de-Robec ; le nom évoque la légende des 4 Fils Aymon. Les quatre frères, Renaut, Alart, Guichart, Richart, après avoir tué Bertolaï, le soi-disant neveu de Charlemagne, doivent s’enfuir sur leur fougueux cheval Bayard, immortalisés dans les rochers qui surplombent le village de Bogny-sur-Meuse dans les Ardennes. Leur cavale les conduit dans les Ardennes, à Bordeaux, à Montauban, à Dortmund. On les voit même à Cologne où ils participent à la construction de la cathédrale. Bref ils circulent dans une Europe ouverte …

Cette belle bâtisse à pans de bois, construite avant l’édit de François 1er de 1520, interdisant la construction d’immeubles à encorbellements, était restée longtemps à l’abandon, et elle portait même le surnom de « Maison des mariages », car elle abritait surtout les sans-abri qui pouvaient s’y retrouver librement.

La Société des Amis des Monuments Rouennais est régulièrement intervenue auprès des édiles rouennais pour trouver une affectation sérieuse au bâtiment, inquiète par son état de délabrement. Plusieurs projets avortent : musée d’Art normand, foyer franco-canadien, magasin d’antiquité, foyer des Compagnons du tour de France …

Werner Groepler (1918-2012), Allemand fait prisonnier par les Américains dans la Manche, avait décidé après la guerre de rester en Normandie et de consacrer sa vie à la réconciliation franco-allemande et à la construction de l’Europe ; pour cela, il créa l’association des « Échanges Culturels » qui devint en 1963 la Maison de l’Europe de Haute-Normandie. Il proposa d’utiliser la Maison des 4 Fils Aymon pour y héberger la Maison de l’Europe de Haute–Normandie et d’en faire un chantier international pour les jeunes Européens, mais l’idée ne fut pas retenue …

Installation du MUNAÉ

Reconstitution d’une salle de classe au Musée National de l’Éducation.

Il est décidé en 1976 d’y installer le MUsée NAtional de l’Éducation (MUNAÉ), grâce à l’impulsion de Michel Denieul, directeur du Cabinet du Ministre de l’Éducation nationale René Haby, et de François Bourguignon, Conservateur des Monuments historiques. La maison va devenir la « vitrine en ville » du Musée National de l’Éducation, et l’ensemble immobilier dénommé « maison des mariages » est officiellement cédé à l’État à titre gratuit en 1977.

Des expositions temporaires complètent une exposition permanente qui satisfait tous les curieux et rappelle quelques souvenirs aux nostalgiques. Aujourd’hui, le MUNAÉ présente la plus importante collection de patrimoine éducatif en Europe.

Rouen et Charlemagne

Statue de Charlemagne sur le frontispice de la Chapelle Corneille.

Le Musée national de l’éducation évoque naturellement l’école et nous renvoie encore à Charlemagne, son « inventeur » supposé (cf. la chanson de Robert Gall et Georges Lifermanpopularisée par France Gall « Sacré Charlemagne »). Sa présence est attestée en Normandie, à l’époque une petite partie de la Neustrie, avant qu’il ne parte pour Rome, où il se fait couronner empereur en l’an 800.

Charlemagne est représenté sur le frontispice de la chapelle du lycée Corneille, aussi appelée église Saint-Louis.
Tout cela explique que la Via Charlemagne, route secondaire de l’itinéraire culturel du Conseil de l’Europe,  passe par Rouen.

Pour en savoir plus
Musée National de l’Éducation : https://rouen.fr/education
Histoire du MUNAÉ : https://www.amisdesmuseesdelecole.fr/le-musee-national-de-leducation-munae/ et https://www.reseau-canope.fr/musee/fr/connaitre/le-musee.html
Légende des 4 Fils Aymon : https://fr.wikipedia.org/wiki/Chanson_des_quatre_fils_Aymon
Église Saint-Louis : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Louis_de_Rouen
Via Charlemagne : https://www.coe.int/fr/web/cultural-routes/via-charlemagne

Pour s’y rendre
https://www.google.com/maps/d/embed?mid=1iQdhKDB6hqGq0uyUMVGI5pRj_zYw9JW9&ehbc=2E312F

Source ; https://parcours-europeens-rouen.fr/la-maison-des-4-fils-aymon/

Journée de l’Europe célébrée le 9 mai : quatre questions

Culture Education Développement associatif Collectivités terr. ESS

« L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord une solidarité de fait. » Plus de 70 ans après la déclaration Schuman du 9 mai 1950, l’UE célèbre comme chaque année la Journée de l’Europe le 9 mai. Retour en quatre questions sur cette célébration du 9 mai.

Pourquoi une Journée dédiée à l’Europe est-elle organisée le 9 mai ?

Le 9 mai 1950, à Paris, le ministre français des affaires étrangères, Robert Schuman, a appelé à lamise en place en commun sous une autorité internationale des productions française et allemande de charbon et d’acier(nouvelle fenêtre). Considérée comme le début du lancement de la construction européenne, cette déclaration débouche sur la signature, le 18 avril 1951, dutraité de Paris(nouvelle fenêtre)par six États européens (Allemagne, Belgique, France, Italie, Luxembourg et Pays-Bas). Ils fondent ensemble la…

Voir l’article original 485 mots de plus

Jeu de rôles multijoueur en métavers 2d

[Europe – Ardennes] Ici on parle de la Via Charlemagne

art Vatican

https://abonne.lardennais.fr/id298831/article/2021-10-02/les-talents-de-cet-artiste-rethelois-se-sont-exportes-jusquau-vatican

La Via Charlemagne a son site Internet !